L'«envelope rule» à la Ryder Cup
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Lorsque la Ryder Cup reviendra en septembre, un terme peu familier pourrait refaire surface.
Il se peut que vous entendiez parler de l'«envelope rule» lorsque le très attendu duel 2025 se tiendra à Bethpage State Park, à New York. Mais de quoi s’agit-il et comment cela fonctionne-t-il?
Qu’est-ce que l'«envelope rule» à la Ryder Cup?
L'«envelope rule», introduite en 1979 avec l’intégration des joueurs continentaux européens dans l’épreuve, s’applique lorsqu’un joueur est blessé au cours de la compétition et ne peut pas disputer les simples du dimanche.
Dans cette tradition méconnue de la Ryder Cup, le capitaine adverse peut choisir un joueur de son équipe qu’il ne souhaite pas voir concourir. Le joueur ainsi désigné est alors associé au joueur blessé, et la partie est enregistrée comme un match partagé.
La subtilité réside dans le fait que les capitaines doivent inscrire à l’avance le nom de leur joueur choisi dans une enveloppe, avant le début des simples.
Ces noms sont des secrets bien gardés et ne sont révélés que s’ils sont utilisés. Les capitaines les remettent lors du tirage des simples et, s’ils ne sont pas nécessaires, les enveloppes sont détruites afin que personne ne sache jamais qui étaient les joueurs «mis sur le banc».
En 2021, la règle a connu une variante supplémentaire: la pandémie de COVID-19 a contraint à placer trois noms supplémentaires dans une deuxième enveloppe, au cas où des joueurs devraient se retirer de la dernière session en raison d’un test positif.
En 1991, Steve Pate, (Photo) blessé dans un accident de voiture survenu le mercredi de la semaine de la Ryder Cup, fut incapable de jouer le dimanche. Le capitaine européen Bernard Gallacher avait désigné David Gilford, qui resta donc sur la touche, chaque équipe recevant un demi-point.
En 1993, Lanny Wadkins alla jusqu’à se proposer lui-même pour l’enveloppe. Le capitaine Tom Watson valida ce choix et, lorsque Sam Torrance dut déclarer forfait à cause d’un pied douloureux, Wadkins s’assit pour la dernière session.
À noter que la même règle existe en Presidents Cup – mais pas en Solheim Cup.
Mandatory Credit: Rusty Jarrett /Allsport
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