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News ➝ Ryder Cup  ·  2025-06-26 08:00:19

Patrick Reed mise tout sur The Open pour revenir en Ryder Cup

Patrick Reed sait que ses chances de disputer une quatrième Ryder Cup sont minces – à moins d’un exploit retentissant lors de The Open, le mois prochain sur le mythique parcours du Dunluce Links à Royal Portrush. « Tout se jouera cette semaine-là », a déclaré l’ancien vainqueur du Masters, lucide sur sa situation. « Si je peux me battre pour la victoire là-bas, alors on ne sait jamais ce qui peut arriver. »

Cela fait déjà 11 ans que Reed s’est illustré pour la première fois en Ryder Cup, en 2014 à Gleneagles, où il s’était attiré le surnom de « Captain America » après avoir provoqué les fans européens malgré une défaite lors de ses débuts. Depuis, il affiche un impressionnant bilan de 7 victoires, 3 défaites et 2 matchs nuls, remportant notamment tous ses matchs en simple lors des éditions 2014, 2016 et 2018.

Mais depuis qu’il a rejoint la LIV Golf League, sa présence dans le paysage du golf mondial a décliné. Sans points de classement mondial à engranger, il a glissé au 33e rang dans la course à la Ryder Cup côté américain. Malgré une belle troisième place au Masters cette année, un cut manqué au PGA Championship et une 23e place au dernier US Open, Reed n’a toujours pas remporté de tournoi individuel depuis son arrivée sur le circuit LIV. La saison est d’ailleurs dominée par Joaquin Niemann, déjà six fois vainqueur.

La Ryder Cup en ligne de mire – mais à quel prix

Reed n’a jamais caché ce que représente pour lui le fait de porter les couleurs américaines. « Représenter notre pays signifie énormément pour moi », insiste-t-il. « Je pense en permanence à comment intégrer chaque équipe. Faire partie de LIV rend les choses plus difficiles, mais je me concentre sur mon jeu et j’essaie de me donner une chance. »

Il s’est qualifié pour The Open grâce à sa victoire en mars dernier sur l’Asian Tour, lors de l’International Series Macau. Mais il est bien conscient qu’il faudra frapper fort pour convaincre le capitaine américain Keegan Bradley. « Tout indique que je vais devoir compter sur une invitation, sauf si je gagne The Open », reconnaît-il. « Je dois tout donner cette semaine-là. C’est ma seule chance réaliste. »

Soutien à Keegan Bradley en tant que joueur-capitaine

La question du rôle de Keegan Bradley dans l’équipe, notamment après sa victoire spectaculaire au Travelers Championship, alimente les discussions. Pourrait-il être le premier paying-captain américain depuis Arnold Palmer en 1963 ? Reed est catégorique : oui, s’il est parmi les meilleurs.

« Si j’étais à sa place et que je sentais que je fais partie des 12 meilleurs, je jouerais », affirme Reed. « Être capitaine, c’est aligner la meilleure équipe possible, peu importe les noms. S’il continue à jouer à ce niveau, s’il est compétitif le dimanche et peut gagner, alors il doit être dans l’équipe. »

Et Reed ajoute : « C’est pour cela qu’il y a des vice-capitaines : pour assurer si le capitaine décide de jouer. Si cela aide l’équipe à ramener la coupe à la maison, alors il doit le faire. »

Reste à savoir si Reed lui-même aura encore une place dans cette équipe. À ses yeux, tout dépend de Royal Portrush – et d’une performance qui marquerait les esprits.