«Le golf a sauvé ma vie» – une histoire impressionnante
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Le golfeur de 67 ans Pat Duke, qui a dû surmonter de nombreux coups du sort au cours des douze dernières années, a vécu un moment tout à fait particulier, qu’il n’oubliera jamais.
«Je ne suis pas un très bon golfeur, mais le golf a sauvé ma vie», confie Pat.
Irlandais fier de ses racines, installé en Angleterre dans les années 2000, Pat était autrefois un sportif passionné. Football gaélique, rugby, football et cricket faisaient partie de son quotidien, tout comme un esprit de compétition très affirmé. Pendant plus de 30 ans, il a travaillé dans le secteur des revêtements routiers. Mais le soir du 8 mars 2012, sa vie a basculé.
Alors qu’il travaillait comme opérateur de revêtement routier, sa veste s’est prise dans la vis d’alimentation d’une fraiseuse. Son bras a été entraîné dans la machine. «Je suis resté coincé pendant deux heures sans jamais perdre connaissance. J’ai refusé de fermer les yeux parce que je pensais que j’allais mourir», se souvient Pat. L’accident lui a coûté un bras. Le chemin vers la reconstruction a été extrêmement difficile, marqué par un trouble de stress post-traumatique, de l’anxiété et des phases de dépression.
Malgré tout, un ami lui a un jour conseillé d’essayer le golf. Pat n’y voyait alors aucun intérêt. Ce n’est qu’en 2018 qu’il s’est rendu à Overstone Park et a demandé: «À qui puis-je m’adresser pour essayer le golf?» On l’a orienté vers Brian Mudge, professionnel PGA, qui lui a demandé dans le simulateur s’il avait déjà frappé une balle de golf. «Jamais», a répondu Pat.
Il a suivi six leçons. Brian lui a dit: «Ne copie personne. Tu es le seul golfeur en situation de handicap ici. Ce qui fonctionne pour toi ne fonctionnera pas pour les autres, et inversement. Joue simplement à ta manière. Tu ne frapperas jamais aussi loin que les autres, mais essaie de rester sur le fairway.» Brian l’a ensuite présenté à des membres plus âgés du club, qui lui ont donné confiance. La crainte de ralentir le jeu ou de se ridiculiser s’est vite révélée infondée.
«Je ne suis pas un bon golfeur, mais je peux jouer. Grâce à Brian, j’envoie la balle à 200 yards sur le fairway.» Pat a commencé à jouer plusieurs fois par semaine et s’est fait des dizaines d’amis à Overstone Park. Pour lui, une chose est certaine:le golf lui a sauvé la vie. «C’est une question de confiance en soi. Le golf est le jeu le plus frustrant auquel j’ai jamais participé. Jouer avec un seul bras a été très difficile au début, mais ce sport apprend énormément.» Le golf, les rencontres et l’aspect social l’ont aidé à sortir d’une période faite de doutes, de solitude et de perte de repères.
«Passer de pensées suicidaires au golf et à l’amitié… peut-être que tout arrive pour une raison», dit Pat. «Était-ce le destin de rencontrer Brian Mudge et les gens d’Overstone? Je ne sais pas.» Il admet volontiers ne pas maîtriser toutes les subtilités du jeu. «Mais cela m’a énormément aidé. Cela m’a remis en mouvement, m’a redonné de l’estime et de la confiance. Les compliments, les rencontres, tout cela donne envie de vivre.» Le golf le maintient actif et socialement engagé. Il lui a aussi offert récemment un moment inoubliable, lorsqu’il a réussi un hole-in-one avec des amis sur le par 3 de 120 yards, au trou no 4.
Ton histoire compte
Le parcours de Pat Duke montre la force que peut avoir le golf, bien au-delà des cartes de score et des handicaps. Au sein de la communauté golfique suisse aussi, de telles histoires existent: des récits de revers, de nouveaux départs, de moments forts sur et en dehors du parcours.
Photo màd
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