Bryson DeChambeau et sa nouvelle coach IA
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Bryson DeChambeau a toujours occupé une place à part dans le monde du golf. L’Américain a déjà pulvérisé de l’eau sur ses balles pour reproduire la rosée du matin, expérimenté le putting en side-saddle, joué avec des clubs à longueur unique, pris plus de 20 kilos de masse musculaire pour gagner en distance ou encore affirmé qu’Augusta National pouvait être joué comme un «par 67». Désormais, le double vainqueur en majeur ajoute un nouveau chapitre à sa réputation de scientifique du golf: l’intelligence artificielle comme coach de swing.
Après LIV Golf Korea, DeChambeau a révélé avoir longuement échangé avec Google Gemini dans la nuit précédant le dernier tour afin de corriger certains problèmes techniques dans son swing.
«J’ai passé de longues heures sur le practice à essayer de comprendre certaines choses et j’ai beaucoup parlé avec l’IA», a expliqué le joueur américain. «Nous avons analysé différents principes physiques qui influencent la fermeture de la face du club.»
Au coeur de ses réflexions figuraient notamment des notions comme «Alpha Torque» et «Gamma Torque», exactement le type de détails biomécaniques qui caractérisent DeChambeau depuis des années.
Le résultat a été immédiat. Après une frustrante carte de 71 le samedi, l’Américain a signé un solide 65 lors du dernier tour et a manqué le playoff pour un seul coup.
«J’avais les mains plus libres et un bien meilleur ressenti du club», a déclaré DeChambeau. «Cela m’a permis de fermer la face beaucoup plus efficacement.»
L’histoire est devenue encore plus étonnante lorsqu’un échange humoristique avec Gemini a été publié par la suite, donnant presque l’impression que l’intelligence artificielle faisait désormais partie intégrante du staff technique de DeChambeau.
Selon l’IA, le problème du joueur ne venait pas d’une faille technique majeure, mais simplement d’une pression excessive dans les mains et le grip, ce qui empêchait la rotation naturelle du club à l’impact.
«Bryson considère le swing comme un problème de physique», expliquait Gemini. «Il ne cherchait pas un conseil de swing classique, mais un échange interactif autour de la mécanique et des données.»
L’IA a toutefois insisté sur le fait que les entraîneurs traditionnels restaient irremplaçables. Interrogée sur le meilleur coach entre elle-même et Butch Harmon, Gemini a répondu sans hésitation: «Butch Harmon. Il n’y a même pas de débat.»
L’intelligence artificielle se décrit plutôt comme «une bibliothèque», tandis que le coach humain reste «le cerveau».
Derrière cette histoire se cache également un projet technologique bien réel. DeChambeau et son équipe Crushers GC collaborent déjà officiellement avec Google Cloud et Sportsbox AI afin de développer des outils d’analyse biomécanique basés sur l’intelligence artificielle.
L’objectif à long terme serait même de créer une application smartphone capable d’analyser un swing filmé et de fournir un feedback détaillé en moins d’une minute.
Cet épisode illustre à quel point la technologie occupe désormais une place centrale dans le golf de haut niveau. Analyse de données, biomécanique et launch monitors font partie du quotidien des meilleurs joueurs du monde. Mais peu de golfeurs poussent cette approche aussi loin que Bryson DeChambeau.
Comme Gemini l’a résumé avec humour: «Pour 95% du monde du golf, le golf est un art. Mais ensuite, il y a Bryson.»
Photo by Getty Images
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