Kim und Morgane Métraux, die Golfsaison 2025 ist in  vollem Gange
News ➝ LET  ·  2025-07-29 08:00:27  ·  Nina Treml

«Nous y mettons tout notre cœur»

L’une brille sur le LET, l’autre se distingue sur le LPGA Tour – Morgane et Kim Métraux suivent leur parcours de golfeuse professionnelle, mais restent soudées en tant que sœurs. Entretien sur leurs succès, leurs différences et leur lien.

Kim et Morgane Métraux, la saison 2025 bat son plein. Morgane, tu as déjà réalisé un Top 30 au LPGA Founders Cup, et Kim, tu as terminé cinquième au Ford Women’s Open sur le LET, avec un sixième trou en un en carrière. Comment évaluez-vous votre début de saison ?

Morgane : J’ai restructuré mon équipe cet hiver : nouveau coach de putting, nouveau entraîneur de swing. C’était un grand changement, mais riche en impulsions positives. J’ai souvent été confrontée à des blessures ces dernières années. Ajuster mon swing pour jouer sans douleurs était donc essentiel.

Kim : Cette cinquième place en Australie a été un excellent départ, et le trou en un, un moment fort. J’ai eu des difficultés à trouver mon rythme ce jour-là, et le trou en un m’a vraiment relancée. Le fait que mes parents soient présents pour célébrer avec moi a rendu ce moment encore plus spécial. Dans notre home club, chaque trou en un fait l’objet d’une caricature – un cadeau personnel et amusant que j’ai adoré.

 

À quoi ressemble votre quotidien durant la saison ?

Kim : Le LET m’emmène actuellement dans des lieux éloignés : Australie, Corée, Afrique du Sud. Cela implique de longs vols, un décalage horaire, un programme de jeu chargé. Les jours sans tournoi, je m’entraîne quotidiennement. C’est intense, mais j’adore ce rythme.

Morgane : C'était aussi très chargé pour moi récemment : quatre tournois consécutifs, un US‑Open Qualifier de 36 trous en une journée, puis quatre heures de route. Cela use. J’attends avec impatience quelques jours de repos.

 

Comment occupes-tu ces pauses ?

Morgane : Je suis loin d’être douée pour me reposer, j'en fais généralement trop. Toutefois, le sommeil est essentiel et irremplaçable. J’aime aussi aller au fitness : non seulement pour la force, mais aussi pour récupérer ou travailler ma technique de swing.

Morgane Métraux

Morgane Métraux

Vous évoluez sur des circuits différents. À quelle fréquence vous voyez-vous ? Vous donnez-vous encore des conseils mutuels ?

Morgane : Nos calendriers tournent rarement ensemble. Peut‑être deux à trois fois par an, nous jouons le même tournoi et faisons parfois un ProAm commun. Au temps du College, nous connaissions nos styles de jeu dans les moindres détails. Aujourd’hui, j’observe Kim de l’extérieur et je suis impressionnée par son évolution. Comme je ne connais plus son jeu aussi précisément qu’avant, je me concentre davantage sur les aspects mentaux plutôt que techniques.

Kim : Avant, nous échangions beaucoup. Maintenant, il s’agit plus de soutien émotionnel. Lors du Dutch Open l’an dernier, j’étais en tête : Morgane m’a écrit « Continue comme ça – tu es arrivée là grâce à ça ». Ça m’a vraiment dé-stressée.

 

Qu’est-ce qui vous lie, en dehors du nom et de la profession ?

Kim : Nous nous ressemblons beaucoup – certains nous prennent même pour des jumelles. Nous sommes toutes deux perfectionnistes. Lorsqu’on fait quelque chose, on s’y investit pleinement. Aucune préparation n’est de trop. Et nous ne lâchons jamais : lorsque nous avons un objectif, nous le poursuivons jusqu’au bout.

Morgane : Ce qui nous unit surtout, c’est la passion du golf. Nous sommes toutes deux cœur et âme dans ce que nous faisons.

 

Et quelles sont vos principales différences ?

Morgane : Sur presque tout le reste ! (rires) Kim est très familiale et a besoin de gens autour d’elle. Moi, je suis plus indépendante : je peux être heureuse en étant seule plusieurs semaines. J’adore ma famille, mais je suis aussi heureuse quand je peux faire les choses à ma façon.

Kim : Nos calendriers sont chargés, mais lors des rares pauses, je suis toujours active : j’explore la région, fais des excursions ou essaie des activités locales. Morgane, elle, préfère se détendre – généralement avec un bon livre. Nous ne pourrions être plus différentes à cet égard.

Kim Métraux

Kim Métraux

Comment votre vie commune dans le golf a-t-elle débuté ? L’une de vous a-t-elle commencé avant l’autre ?

Morgane : En réalité, nous avons commencé ensemble, avec nos parents. Au début, c’était juste du loisir : les dimanches en famille sur le parcours. Puis sont venus les premiers entraînements juniors, les petits tournois, le golf universitaire, finalement le circuit international. Une progression étape par étape.

Kim : Je suis un peu plus âgée, ce qui était parfois compliqué au début : en Suisse, beaucoup de tournois sont basés sur l’âge, et j’étais parfois trop âgée, malgré un niveau similaire. Mais fondamentalement, nous avons évolué côte à côte dans le golf.

Morgane : Cela a certainement forgé notre relation. Beaucoup de jeunes joueuses étaient seules en déplacement. Nous, nous avions toujours l’autre : pour encourager, analyser, décompresser. À la maison, nos conversations tournaient souvent autour du golf. Ça devenait comique ! (rires)

Kim : Jouer ensemble nous motivait. Personne ne veut perdre contre sa sœur ! Nous nous poussions de manière saine, et nous étions aussi un soutien réciproque. Cela n’a pas de prix.

 

Le golf connaît un véritable engouement mondial – le ressentez-vous aussi lors de vos tournois ?

Kim : Sur le LET, l’affluence de spectateurs a toujours été limitée – et ça n’évolue guère. En revanche, sur les réseaux sociaux, on sent l’essor, tout comme sur les dotations et l’intérêt des sponsors. La nouvelle PIF Global Series propose aussi des tournois plus visibles. C’est un véritable progrès.

Morgane : De mon point de vue, les signes sont très positifs. Les Majors ont doublé leurs dotations ces dernières années, les parcours sont meilleurs, l’intérêt augmente. Ce sont des signaux forts pour le golf féminin et une réelle motivation pour la relève.

Morgane Métraux

Kim, tu parlais des réseaux sociaux. Est-ce une vitrine ou une contrainte ?

Kim : Les réseaux sociaux sont un excellent outil pour montrer ce qu’on fait. Mais nous ne sommes pas des influenceuses : notre priorité reste le sport. Donc, nous n’avons pas toujours le temps de créer du contenu de façon professionnelle.

Morgane : Beaucoup de joueuses confient leurs comptes à des agences ou des community managers. Pour ma part, c’est complexe : j’aimerais être plus professionnelle, mais je tiens à rester authentique et répondre moi-même aux messages. J’ai aussi malheureusement déjà vécu des commentaires intrusifs. Je réfléchis donc bien à ce que je partage.

 

Vous êtes toutes deux ambassadrices Omega. Que représente ce partenariat pour vous ?

Morgane : C’est un immense honneur ! Omega incarne la précision et la perfection – des valeurs essentielles dans le golf. En tant que Suissesse, faire partie de cette marque prestigieuse et historique me rend fière. À chaque fois qu’on me complimente sur ma montre, je peux dire « oui, c’est un super partenariat ».

Kim : Je partage tout à fait ce sentiment. L’histoire d’Omega, des Jeux olympiques à la mission sur la Lune, est fascinante. Ressentir cette connexion à tant de prestige et d’innovation à travers une montre est tout simplement spécial.

 

Quels modèles portez-vous, et ont-ils pour vous une signification particulière ?

Kim : Je porte toujours la Omega Seamaster Aqua Terra Small Seconds pour jouer. On voit même sur mon poignet l’empreinte du soleil. À la maison, j’ai aussi une Seamaster en céramique noire avec diamants, plus élégante pour des occasions habillées.

Morgane : J’ai deux Seamaster Aqua Terra : celle pour jouer a un bracelet NATO – ultra légère, confortable et au look sportif parfait pour le golf. La seconde est en or rosé, avec bracelet en caoutchouc. C’est ma préférée, un mélange de sportivité et d’élégance. Je les aime toutes les deux.

Kim Métraux

Quel a été votre moment Omega le plus marquant à ce jour ?

Morgane : Pour moi, c’était les Jeux olympiques 2024. Le lien entre Omega et les JO est fort, et j’ai ressenti cela intensément à Paris. Cette semaine-là est sans doute la plus émotionnelle de ma carrière, même si le résultat n’a pas été idéal. L’ambiance et le soutien du public suisse étaient inoubliables. Si je devais choisir un moment : mon eagle au 18 du troisième tour, qui m’a permis de jouer la finale. Je me suis dit « je peux le faire ».

Kim : Mon moment favori se déroule chaque année lors de l’Omega European Masters à Crans-Montana. L’ambiance y est unique, sur le parcours ou lors des dîners avec les autres invités. C’est inspirant de voir combien de personnes de divers pays et sports sont reliées par cette marque – chacune avec son histoire.

 

Y serez-vous cette année encore ?

Kim : Absolument !

 

Dernière question classique : quels sont vos objectifs, sur et en dehors du parcours ?

Morgane : Sur le parcours, je rêve de gagner sur la LPGA Tour, de décrocher un titre majeur et de jouer le Solheim Cup. Sur le plan personnel, j’aimerais revenir en Europe un jour, être proche de ma famille et fonder la mienne. J’aime les États-Unis, mais parfois la culture, la vie et la nourriture de chez moi me manquent.

Kim : Mon objectif est de gagner sur la LET – j’en ai été proche – et de jouer un jour l’Evian Championship. Ce Major compte beaucoup pour nous deux, d’autant plus qu’il est proche de chez nous. Hors golf, je souhaite, comme Morgane, fonder ma famille un jour.

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